Je suis tombé par hasard sur ces vidéos et j'ai trouvé la démarche du gars assez intéressante. Les arts martiaux traditionnels chinois ont longtemps eu une réputation de super puissance et de mysticisme quasi ésotérique. J'ai toujours aimé les arts martiaux mais force est de constater en 2012 que depuis l'arrivée des compétitions d'arts martiaux mixtes (MMA), aucun spécialiste des arts martiaux traditionnels n'a su tirer son épingle du jeu. On conclue souvent avec des affirmations enfantines du genre : "mon art est trop dangeureux, il est fait pour tuer", "je pourrais blesser trop sérieusement, crever un oeil, etc", "je ne m'abaisse pas à de telle forme de compétition, mon art est trop noble", etc. Or, si un combattant est incapable d'adapter son style, c'est qu'il y a un problème. Un agresseur en situation réelle peut attaquer d'une multitude de façons différentes, il ne s'ajustera pas à votre style, c'est le contraire qui doit se produire.
Bref, depuis l'arrivée des MMA, les maîtres d'arts martiaux traditionnels se tiennent loin des compétitions, mais plusieurs continuent à entretenir ce mythe de la super puissance obscure. Comment les mettre à l'épreuve? Le gars ci-dessous a pris une approche subtile, en leurrant un de ces maîtres, Maître Ma, pour qui j'ai beaucoup de respect. Dans le premier vidéo, on voit celui-ci vanter son style, ce qui est légitime mais peut-être un peu trop vaniteux... Dans le deuxième on voit comment il s'est fait leurrer et comment cela a cassé son ego... Le troisième vidéo est la conclusion...
La conclusion auquel il en vient est assez représentative selon moi. Il explique que Maître Ma est à la fois le fruit d'un enseignement traditionnel très rigoureux et perfectionniste, mais il est à la fois le fruit de notre génération actuelle ou les maîtres ne sont plus amenés à tester leurs connaissances en situation de combat libre. Ils perdent donc à la longue ces réflexes de combat, ce qui rend le pratiquant plutôt non fonctionnel...
Maître Ma est-il un mauvais maître pour autant? Non, mais il faut savoir garder un esprit ouvert et critique par rapport à ces styles traditionnels...
Affichage des articles dont le libellé est Kung Fu. Afficher tous les articles
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mardi 13 mars 2012
lundi 25 juillet 2011
lundi 30 mai 2011
Needle Through Brick
Pour les amateurs de kung fu...
Un film très instructif, mais triste à la fois...
Watch more free documentaries
Un film très instructif, mais triste à la fois...
vendredi 15 avril 2011
Page 44 - à lire absolument par tous les pratiquants de Baji Quan
Il y a un excellent article de Ma Mingda dans le nouveau Journal of Chinese Martial Studies sur le Baji Quan et sa relation avec la lance chinoise (lance des six harmonies : Liuhe daqiang).
Suivez ce lien et allez à la page 44:
http://www.martialstudies.com.hk/images/Journal_of_Chinese_Martial_Studies.pdf
C'est un article que je recommande fortement à tous les pratiquants de Baji Quan, il est très bien écrit et il relate l'histoire de ce style et ses principes fondamentaux. La grande lance chinoise est une arme très typique au Baji Quan kung fu et cet article en parle d'une façon très détaillée.
Bonne lecture!
Suivez ce lien et allez à la page 44:
http://www.martialstudies.com.hk/images/Journal_of_Chinese_Martial_Studies.pdf
C'est un article que je recommande fortement à tous les pratiquants de Baji Quan, il est très bien écrit et il relate l'histoire de ce style et ses principes fondamentaux. La grande lance chinoise est une arme très typique au Baji Quan kung fu et cet article en parle d'une façon très détaillée.
Bonne lecture!
Le Baji Quan, un style de Kung Fu traditionnel
Je poste d'ancien messages que j'ai créés sur un autre blog qui n'existe plus aujourd'hui, je les trouvais intéressants, alors les revoici:
Le Baji Quan ou "boxe des huits extrémités", "boxe des huits extreme" ou encore "boxe des huit directions" est aussi appelé Yueshan Baji Quan (Baji Quan du mont Yueshan) ou Kaimen Baji Quan, (Kaimen signifie «ouvrir la porte») qui peut se référer aux six façons de pénétrer la garde du style. Le Baji Quan est un style qui possède une solide réputation d'efficacité martiale mais qui encore mal connu hors de Chine.
Le Baji Quan est un style de Kung Fu traditionnel qui fait parti de la grande famille des arts martiaux chinois. Voici une description de ce style ci-dessous.
Kung Fu : Baji Quan
Le Baji est un art martial chinois traditionnel reconnu pour ses mouvements rapides et violents qui se concentre sur des coups avec les coudes et les bras. Les poings, les hanches et les épaules ont également un rôle essentiel dans la pratique de ce style. Toutes les techniques sont exécutées avec une forme distinctive de puissance à courte distance. Cette puissance se développera avec un bon entraînement soutenu.
Le Baji Quan ou "boxe des huits extrémités", "boxe des huits extreme" ou encore "boxe des huit directions" est aussi appelé Yueshan Baji Quan (Baji Quan du mont Yueshan) ou Kaimen Baji Quan, (Kaimen signifie «ouvrir la porte») qui peut se référer aux six façons de pénétrer la garde du style. Le Baji Quan est un style qui possède une solide réputation d'efficacité martiale mais qui encore mal connu hors de Chine.
Le Baji Quan est un style sobre qui privilégie le combat au corps à corps et utilise toutes les parties du corps pour frapper : les épaules, la tête, les coudes, les genoux, le bas du dos, les mains, les pieds et les hanches. Au corps à corps, les frappes (notamment de coudes), les chinas et les projections sont fréquemment employées. Le Baji Quan est réputé pour ses frappes puissantes et explosives qui favorisent la projection d'énergie interne. La décontraction et une parfaite coordination corporelle sont alors nécessaires. L'enseignement du Baji Quan commence généralement par l'étude des structures et des positions du style, puis vient l'apprentissage des pas frappés. Le Baji Quan comprend aussi différentes méthodes de renforcement qui se font avec partenaires ou avec différents instruments (poteaux de frappes, etc.).Cet art martial comprend aussi la pratique de quelques armes comme le sabre et une lance très spécifique au Baji, cette lance a la particularité d'être rigide, d'une taille de trois mètres de long et d'être particulièrement lourde.
Ce style martial de la province du Hebei et plus particulièrement du comté de Cang qui, bien que sûrement d'origine taoïste, s'est transmis dans la minorité musulmane des Hui. Le Baji Quan aurait une existence qui remonterait à la dynastie Ming (1368-1644) mais dont on entend vraiment parler avec Whu Zhong (1712-1802), spécialiste non seulement en Baji Quan mais aussi en Pigua Quan et au maniement de la grande lance.
mercredi 6 avril 2011
Kung Fu : Baji the Bodyguard Style
Baji is a very brutal style that seeks to defeat an opponent with a single attack. The major features of this rare school of this Chinese Martial Arts include elbow strikes, hip checks and shoulder strikes. All techniques are executed with a very distinctive form of short power. Training in Baji is extremely rigorous. A lot of time is spent working on low stances, a key to developing internal power known as jin. This energy is vital to the strength of Baji. In last two centuries, almost all the top Chinese governors selected Baji masters as their body guard. Baji is a complete system that will get you in great shape.
vendredi 16 avril 2010
Patience et persévérance
Je suis d’un naturel impulsif, certains diront impatient. Dans certaines situations du quotidien, c’est exact, mais par rapport aux arts martiaux, c’est tout le contraire. Ce message est pour faire l’apologie de la patience et de la persévérance dans la pratique des arts martiaux tels que le Xin Yi Liu He et le Baji Quan enseignés au Vajra Gym.
Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours, non pas par la force mais par la persévérance.
H. Jackson Brown
Pour reprendre l’image qu’un ami avait donnée, les styles de kung fu traditionnels que nous apprenons sont comme un diamant brut que l’on polirait à la main. Le diamant étant très dur, le polissage est extrêmement long et se fait petit à petit. Après 5, 10, 15 ou même 20 ans, le diamant fini par être éclatant de beauté et de perfection, mais le travail aura été très long et aura demandé une grande persévérance.
Sifu Stephen Ip a été très clair une fois. Il nous mentionnait qu’après 6 mois, à pratique égale, un boxeur ou pratiquant de MMA aurait facilement le dessus sur un pratiquant de Baji Quan ou de Xin Yi Liu He. Cependant, après 10 ans, les probabilités seraient beaucoup plus fortes pour que ce soit l’inverse. Dans plusieurs pratiques modernes, les résultats arrivent rapidement et un certain niveau d’efficacité est atteint à l’intérieur de quelques mois. Par contre, il arrive souvent que ces styles sont difficilement praticables passé l’âge de 40 ans, parce que les risques de blessures sont plus grands, parce que ce sont des styles qui requièrent beaucoup l’aspect physique (externe) au détriment de l’aspect interne des arts martiaux. Dans plusieurs styles traditionnels chinois comme les nôtres, le développement se fait tout au long de la vie et généralement, les maîtres plus âgés deviennent de plus en plus forts grâce à un développement interne supérieur.
Ces niveaux s’atteignent lentement, avec une progression sur plusieurs années. De là l’importance de la patience et de la persévérance lorsque l’on pratique les arts martiaux chinois traditionnels.
Reste devant la porte si tu veux qu'on te l'ouvre. Ne quitte pas la voie si tu veux qu'on te guide. Rien n'est fermé jamais, sinon à tes propres yeux.
Attar (Farid al-Din)
Le bouddhisme nous offre des enseignements intéressants à ce sujet, ci-dessous, on fait entre autre référence à la spiritualité, les arts martiaux et le yoga.
Concernant la patience :
Il n’y a pas de négativité qui soit pire que la haine et il n’y a pas d’ascèse qui soit meilleure que la patience. Pour cette raison, il faut sans cesse cultiver toute forme de patience
BOUDDHA
Aussi généreux que l’on puisse être et même si l’on observe une bonne conduite éthique, sans la vertu de la patience on peut toujours être sous l’emprise de
Sans la patience, l’aversion s’enfonce en nous comme une flèche empoisonnée et la douleur qui nous transperce l’esprit ne nous permet plus de connaître la paix, la joie et le bien-être. Étant malheureux, nous finissons même par en perdre le sommeil et les difficultés surviennent.
La patience consiste à rester imperturbable en toute circonstance, sans vouloir réduire à néant toutes les formes d’adversité qui nous échoient. C’est un état d’esprit qui ne cherche pas à critiquer, comparer, juger, ou toujours saisir les situations liées aux émotions telles que la haine, la colère, la rancune, le ressentiment, la jalousie, etc.
On distingue trois formes de patience :
- La première est de ne pas prêter attention au mal que nous font les autres. C’est la capacité de supporter les coups, les invectives, les colères, les critiques, les abus et les interférences que les personnes nous infligent.
- La seconde est d’accepter la souffrance que l’on subit, surtout si elle est inéluctable. C’est faire face avec courage à tous les maux que l’on expérimente en général dans l’existence tels que la maladie, la vieillesse et la mort, et en particulier à toutes les épreuves que l’on rencontre le long de notre cheminement spirituel. L’attitude de celui qui est capable d’accepter toutes les souffrances en relation avec la pratique spirituelle le conduit à la victoire contre le samsara et à celle sur l’ennemi intérieur qui est l’ego. Il est véritablement un grand héros. A l’opposé, celui qui détruit ses ennemis extérieurs, c’est-à-dire ses semblables, est vraiment misérable et ce processus de destruction est sans fin.
- La troisième est l’aspiration à reconnaître la vérité ultime, qui est la compréhension de l’absence de réalité du soi et des phénomènes, sans peur ni doute.
L’essentiel de la patience, c’est l’attitude d’esprit qui ne cherche pas à nuire à autrui et qui est dépourvue d’agressivité. Mais, il faut bien comprendre que la non-violence ne signifie pas la passivité ; par exemple, le Dalaï Lama et Gandhi, ont été très actifs dans leur action pour la paix et avec beaucoup de tolérance. Jadis, les moines chinois du monastère de « Shaolin » avaient créé les arts martiaux afin de se défendre contre les envahisseurs et les brigands, mais avec amour et compassion.
Avoir de la patience signifie que l’on respecte fondamentalement les êtres parce que l’on sait que c’est grâce à eux et aux obstacles qu’ils nous créent, que l’on arrive à progresser spirituellement, à dominer notre égoïsme et à développer une attitude plus ouverte et plus souple.
La patience que l’on doit avoir envers le comportement négatif d’autrui repose sur la compréhension de la situation comme étant le résultat d’un acte erroné, commis de notre part, dans le passé. Cela devient une opportunité offerte par quelqu’un afin de purifier un karma antérieur et celui-ci devient alors comme un allié qui fait preuve de beaucoup de bienveillance à notre égard. A un niveau plus élevé, il peut même devenir une source de joie et de bonheur.
Dans le monde, la patience procure la beauté, la santé, la célébrité, une longue vie et un bonheur illimité. Ultimement, elle mène à l’éveil insurpassable.
Concernant maintenant la persévérance :
Le paresseux ne possède aucune vertu transcendante, ne fait pas le bien d’autrui et s’éloigne de l’éveil de l’esprit. Inversement, les qualités de celui qui est persévérant ne déclinent pas, mais s’accroissent jusqu’à la réalisation de la sagesse infinie.
BOUDDHA
Au niveau spirituel, la persévérance est définie comme étant l’enthousiasme à faire le bien en général et à vraiment accomplir ce qui est bénéfique pour soi et autrui.
C’est également le remède aux trois formes de paresse :
- La paresse indolente qui est l’attachement excessif aux plaisirs des sens, à l’oisiveté, au sommeil, à la nourriture et à l’alcool, aux drogues, au tabac, etc.
- La paresse défaitiste qui consiste à toujours se dénigrer ou à penser que l’on est incapable de pratiquer toute forme de spiritualité.
- La paresse vile qui est d’effectuer des actes négatifs par plaisir ou par insouciance, tels que détruire la vie, amasser des richesses au détriment des autres, rechercher le pouvoir ou les honneurs, etc.
Au contraire, il faut s’armer de courage en pensant :
« Désormais et jusqu’à ce que j’aie établi tous les êtres dans l’état d’éveil insurpassable, je ne me départirai jamais de la persévérance altruiste. »
Il faut aussi avoir le courage d’abandonner les tendances négatives, d’accomplir des actes positifs et de faire le bien d’autrui avec joie sans jamais se lasser ni physiquement ni mentalement.
De plus, la persévérance s’accompagne d’humilité lorsque l’on ne se fait pas une haute opinion des efforts que l’on déploie et doit être insatiable, c’est-à-dire de ne jamais s’estimer satisfait de ses actes de bien.
Le grand yogi Milarépa disait : « La seule raison de se lamenter se trouve dans tous les malheurs qui sont endurés dans le monde. La seule raison de se réjouir se trouve dans toutes les épreuves qui sont accomplies dans le Dharma. »
Ayant pris conscience de toute la souffrance des êtres dans le monde conditionné et ayant compris le fait que c’est dans la pratique spirituelle que se trouve la joie ultime, on puise dans cette motivation l’énergie de réaliser l’éveil de l’esprit.
Évidemment, il n’est pas possible pour un débutant de méditer jour et nuit comme les grands yogis. Mais l’important est d’effectuer une pratique régulière chaque jour. Pour une personne laïque ayant une famille et une activité professionnelle, le mieux est de consacrer une heure par jour à la pratique spirituelle, de préférence le matin ou le soir, avant ou après toute activité mondaine. Que ce soit les arts martiaux, le yoga, la prière ou méditation, toute forme de pratique sur soi est bénéfique. Si l’on a ni doute ni incertitude et que l’on s’applique avec diligence à son ascèse, on triomphera de toutes des difficultés et les souffrances.
En développant la vertu de perfection de la persévérance, les bodhissattvas ont atteint, atteignent et atteindront la parfaite bouddhéité.
vendredi 26 mars 2010
Les arts martiaux chinois... fontaine de jouvence?
J'ai entendu de la bouche de certains professeurs d'arts martiaux chinois (kung fu, tai chi) que dans les styles plus traditionnels, dans lequel l'aspect interne est travaillé, que l'on devient plus fort en vieillissant. Il s'agit de styles que l'on peut pratiquer jusqu'à un âge avancé et dans lesquels la progression se fait lentement, sur plusieurs années. Plusieurs grands maîtres sont morts très vieux et ils étaient encore en mesure de pratiquer les arts martiaux quotidiennement. J'avoue que j'admire beaucoup ces maîtres et je souhaite ardemment être en mesure d'en faire autant à leur âge...
Voici maître Yeung Dakyau âgé de 90 ans sur ce vidéo. Il exécute une forme de Hung Gar Kung Fu.
Maître Yu Hua Long, plus de 70 ans:
Un maître de Tai Chi de 91 ans
Gao Yen Tao, plus de 80 ans...
Voici maître Yeung Dakyau âgé de 90 ans sur ce vidéo. Il exécute une forme de Hung Gar Kung Fu.
Maître Yu Hua Long, plus de 70 ans:
Un maître de Tai Chi de 91 ans
Gao Yen Tao, plus de 80 ans...
mardi 19 janvier 2010
vendredi 8 janvier 2010
Du nouveau au Vajra Gym : Le Xin Yi Liu He
Le Vajra Gym a l’immense plaisir de vous annoncer qu’une toute nouvelle discipline sera bientôt offerte dans nos locaux. Effectivement, d’ici quelques jours des séances de Xin Yi Liu He seront données au Gym. Les détails suivront sous peu.
Qu’est-ce que le Xin Yi Liu He? Il s’agit d’un autre style de Kung Fu traditionnel qui sera enseigné par maître Yu De Lin (于德麟), le fils du légendaire grand maître Yu Hua Long (于化龙).
Voici une brève description du style tirée d’Internet
(source : http://www.kungfufrance.com/le-kung-fu/le-xin-yi-liu-he-quan)
(source : http://www.kungfufrance.com/le-kung-fu/le-xin-yi-liu-he-quan)
« Le Xin Yi Liu He Quan signifie la boxe du coeur et de l’intention des six harmonies, un titre un peu long mais qui définit parfaitement la pratique. Par « coeur » il faut entendre le courage nécessaire à l’exécution du style qui propose toujours de rentrer directement dans l’adversaire. « L’intention » (yi) est la conscience des forces du corps dans tout le mouvement jusqu’à l’impact. Les « six harmonies » que l’on rencontre dans d’autres styles sont les six directions contraires (haut – bas, avant – arrière, gauche – droite) que la conscience doit conserver pour renforcer l’équilibre et développer l’énergie.
Ce style se caractérise par deux principes convergents, celui d’économie dans les gestes et celui d’unité dans l’attaque. Les techniques sont débarrassées de tout geste superflu, de toute fioriture, pour ne rien perdre de la force au moment de l’impact. Le sens des techniques reste au plus proche de l’intention (yi). La stratégie de combat est donc résolument tournée vers l’attaque la plus directe possible. Le pratiquant rentre avec tout le corps.
Il est ardu de vraiment maîtriser ce style mais qui arrive à en maîtriser toutes les subtilités de celui-ci, devient extrêmement puissant. Le Xin Yi Liu He Quan de Luoyang utilise les formes animales du « Dragon » (Long Xing), « le Tigre » (Hu Xing), « le Singe » (Hou Xing), « le Cheval » (Ma Xing), « le Coq » (Ji Xing), « l’Hirondelle » (Yan Xing), « le Faucon » (Yao Xing), « le Serpent » (She Xing), « l’Aigle » (Ying Xing) et « l’Ours » (Xiong Xing) comme techniques principales. »
Voici un vidéo de Sifu Stephen Ip s’entraînant avec maître Yu De Lin :
jeudi 2 avril 2009
Kung Fu Baji à Brossard, Québec
Voici quelques nouveaux vidéos de Sifu Stephen Ip, maître de Baji kung fu traditionnel. Un expert en arts martiaux qui mérite d'être connu selon moi!
La forme “18 Lohan Palm”
La forme “Rotan Baji Small Frame”
Le coup de poing de base tel que pratiqué dans le Baji Kung Fu. La façon de l’exécuter se trouve à être une des « signatures » du style Baji Quan.
Bon visionnement à ceux que ça intéresse!
La forme “18 Lohan Palm”
La forme “Rotan Baji Small Frame”
Le coup de poing de base tel que pratiqué dans le Baji Kung Fu. La façon de l’exécuter se trouve à être une des « signatures » du style Baji Quan.
Bon visionnement à ceux que ça intéresse!
jeudi 5 mars 2009
Sifu Stephen Ip, maître de Baji Kung Fu
Voici un forme de kung fu du style Baji Quan exécutée par Sifu Stephen Ip.
Le Baji est un art martial chinois traditionnel reconnu pour ses mouvements rapides et violents qui se concentre sur des coups avec les coudes et les bras. Les poings, les hanches et les épaules ont également un rôle essentiel dans la pratique de ce style. Toutes les techniques sont exécutées avec une forme distinctive de puissance à courte distance.
Le Baji Quan ou "boxe des huits extrémités", "boxe des huits extreme" ou encore "boxe des huit directions" est aussi appelé Yueshan Baji Quan (Baji Quan du mont Yueshan) ou Kaimen Baji Quan, (Kaimen signifie « ouvrir la porte ») qui peut se référer aux six façons de pénétrer la garde du style. Le Baji Quan est un style qui possède une solide réputation d'efficacité martiale mais qui encore mal connu hors de Chine.
Le Baji Quan est un style sobre qui privilégie le combat au corps à corps et utilise toutes les parties du corps pour frapper : les épaules, la tête, les coudes, les genoux, le bas du dos, les mains, les pieds et les hanches. Au corps à corps, les frappes (notamment de coudes), les chinas et les projections sont fréquemment employées.
Le Baji Quan est réputé pour ses frappes puissantes et explosives qui favorisent la projection d'énergie interne. La décontraction et une parfaite coordination corporelle sont alors nécessaires. L'enseignement du Baji Quan commence généralement par l'étude des structures et des positions du style, puis vient l'apprentissage des pas frappés. Le Baji Quan comprend aussi différentes méthodes de renforcement qui se font avec partenaires ou avec différents instruments (poteaux de frappes, etc.). Cet art martial comprend aussi la pratique de quelques armes comme le sabre et une lance très spécifique au Baji, cette lance a la particularité d'être rigide, d'une taille de trois mètres de long et d'être particulièrement lourde.
Ce style martial de la province du Hebei et plus particulièrement du comté de Cang qui, bien que sûrement d'origine taoïste, s'est transmis dans la minorité musulmane des Hui. Le Baji Quan aurait une existence qui remonterait à la dynastie Ming (1368-1644) mais dont on entend vraiment parler avec Whu Zhong (1712-1802), spécialiste non seulement en Baji Quan mais aussi en Pigua Quan et au maniement de la grande lance.
Le Baji est un art martial chinois traditionnel reconnu pour ses mouvements rapides et violents qui se concentre sur des coups avec les coudes et les bras. Les poings, les hanches et les épaules ont également un rôle essentiel dans la pratique de ce style. Toutes les techniques sont exécutées avec une forme distinctive de puissance à courte distance.
Le Baji Quan ou "boxe des huits extrémités", "boxe des huits extreme" ou encore "boxe des huit directions" est aussi appelé Yueshan Baji Quan (Baji Quan du mont Yueshan) ou Kaimen Baji Quan, (Kaimen signifie « ouvrir la porte ») qui peut se référer aux six façons de pénétrer la garde du style. Le Baji Quan est un style qui possède une solide réputation d'efficacité martiale mais qui encore mal connu hors de Chine.
Le Baji Quan est un style sobre qui privilégie le combat au corps à corps et utilise toutes les parties du corps pour frapper : les épaules, la tête, les coudes, les genoux, le bas du dos, les mains, les pieds et les hanches. Au corps à corps, les frappes (notamment de coudes), les chinas et les projections sont fréquemment employées.
Le Baji Quan est réputé pour ses frappes puissantes et explosives qui favorisent la projection d'énergie interne. La décontraction et une parfaite coordination corporelle sont alors nécessaires. L'enseignement du Baji Quan commence généralement par l'étude des structures et des positions du style, puis vient l'apprentissage des pas frappés. Le Baji Quan comprend aussi différentes méthodes de renforcement qui se font avec partenaires ou avec différents instruments (poteaux de frappes, etc.). Cet art martial comprend aussi la pratique de quelques armes comme le sabre et une lance très spécifique au Baji, cette lance a la particularité d'être rigide, d'une taille de trois mètres de long et d'être particulièrement lourde.
Ce style martial de la province du Hebei et plus particulièrement du comté de Cang qui, bien que sûrement d'origine taoïste, s'est transmis dans la minorité musulmane des Hui. Le Baji Quan aurait une existence qui remonterait à la dynastie Ming (1368-1644) mais dont on entend vraiment parler avec Whu Zhong (1712-1802), spécialiste non seulement en Baji Quan mais aussi en Pigua Quan et au maniement de la grande lance.
vendredi 27 février 2009
Une histoire d’arts martiaux
Est-ce véridique ou non? Nous ne le saurons probablement jamais, mais mon Sifu nous a raconté cette histoire sur un de ses maîtres pour nous démontrer à quel point le style des serres de l’aigle (Eagle Claw) pouvait être puissant.
Ce maître avait des avant-bras très puissants, semble-t-il que sa musculature était très développée, ce qui le faisait ressembler aux bras de Popeye. Il faut savoir que le style de kung fu Eagle Claw travaille énormément avec les mains qui agrippent l’adversaire (comme le ferait des serres d’aigle qui attrapent une proie), ce qui développe grandement la puissance des avant-bras. Il existe aussi des exercices très violents d’endurcissement et de conditionnement des avant-bras dans cette école de kung fu. Ce maître était donc très réputé pour ses bras de fer qui en impressionnaient plus d’un.
Or, voilà qu’un jour, un maître du style Hung Gar (un autre style très puissant), voulant démontrer que ses avant-bras étaient plus solides que ceux du maître de Eagle Claw, a voulu faire avec lui un exercice classique des styles de kung fu traditionnels, soit celui de se cogner les avant-bras sur celui de l’autre selon une certaine routine (exercice d’endurcissement). La douleur augmente au fur et à mesure que l’on fait cet exercice et l’idée est de voir qui pourra résister le plus longtemps.
De battre le maître de Eagle Claw à ce « jeu » aurait été très favorable à la réputation du maître de Hung Gar. Or, il s’avéra que celui-ci était malhonnête et a cherché à tricher. Il est donc arrivé avec des manches longues et s’était attaché des pièces de plomb sur les avant-bras afin de faire souffrir l’autre maître. En plus de gagner, s’il avait pu infliger des blessures à l’autre, cela n’aurait-il pas été formidable?
Mais… il semblerait que le crime ne paie pas!
Le maître de Eagle Claw était si puissant qu’il a réussi à déformer les plaques de plomb sur les avant-bras de son adversaire et il les a même brisées. Celles-ci auraient pénétrées jusqu’à l’os, infligeant de sérieuses blessures au maître de Hung Gar, qui n’aurait finalement jamais réussi à se tailler une place dans les légendes de kung fu de la région.

Je ne sais pas si c’est vrai, le temps amplifie souvent ce type d’histoires. Mais une chose est sûre, c’est vrai que des avant-bras peuvent devenir rudement solide avec un entraînement soutenu!
Ce maître avait des avant-bras très puissants, semble-t-il que sa musculature était très développée, ce qui le faisait ressembler aux bras de Popeye. Il faut savoir que le style de kung fu Eagle Claw travaille énormément avec les mains qui agrippent l’adversaire (comme le ferait des serres d’aigle qui attrapent une proie), ce qui développe grandement la puissance des avant-bras. Il existe aussi des exercices très violents d’endurcissement et de conditionnement des avant-bras dans cette école de kung fu. Ce maître était donc très réputé pour ses bras de fer qui en impressionnaient plus d’un.
Or, voilà qu’un jour, un maître du style Hung Gar (un autre style très puissant), voulant démontrer que ses avant-bras étaient plus solides que ceux du maître de Eagle Claw, a voulu faire avec lui un exercice classique des styles de kung fu traditionnels, soit celui de se cogner les avant-bras sur celui de l’autre selon une certaine routine (exercice d’endurcissement). La douleur augmente au fur et à mesure que l’on fait cet exercice et l’idée est de voir qui pourra résister le plus longtemps.
De battre le maître de Eagle Claw à ce « jeu » aurait été très favorable à la réputation du maître de Hung Gar. Or, il s’avéra que celui-ci était malhonnête et a cherché à tricher. Il est donc arrivé avec des manches longues et s’était attaché des pièces de plomb sur les avant-bras afin de faire souffrir l’autre maître. En plus de gagner, s’il avait pu infliger des blessures à l’autre, cela n’aurait-il pas été formidable?
Mais… il semblerait que le crime ne paie pas!
Le maître de Eagle Claw était si puissant qu’il a réussi à déformer les plaques de plomb sur les avant-bras de son adversaire et il les a même brisées. Celles-ci auraient pénétrées jusqu’à l’os, infligeant de sérieuses blessures au maître de Hung Gar, qui n’aurait finalement jamais réussi à se tailler une place dans les légendes de kung fu de la région.
Je ne sais pas si c’est vrai, le temps amplifie souvent ce type d’histoires. Mais une chose est sûre, c’est vrai que des avant-bras peuvent devenir rudement solide avec un entraînement soutenu!
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