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mardi 13 mars 2012

Leurrer des maîtres d'arts martiaux

Je suis tombé par hasard sur ces vidéos et j'ai trouvé la démarche du gars assez intéressante.  Les arts martiaux traditionnels chinois ont longtemps eu une réputation de super puissance et de mysticisme quasi ésotérique.  J'ai toujours aimé les arts martiaux mais force est de constater en 2012 que depuis l'arrivée des compétitions d'arts martiaux mixtes (MMA), aucun spécialiste des arts martiaux traditionnels n'a su tirer son épingle du jeu.  On conclue souvent avec des affirmations enfantines du genre : "mon art est trop dangeureux, il est fait pour tuer", "je pourrais blesser trop sérieusement, crever un oeil, etc", "je ne m'abaisse pas à de telle forme de compétition, mon art est trop noble", etc.  Or, si un combattant est incapable d'adapter son style, c'est qu'il y a un problème.  Un agresseur en situation réelle peut attaquer d'une multitude de façons différentes, il ne s'ajustera pas à votre style, c'est le contraire qui doit se produire.

Bref, depuis l'arrivée des MMA, les maîtres d'arts martiaux traditionnels se tiennent loin des compétitions, mais plusieurs continuent à entretenir ce mythe de la super puissance obscure.  Comment les mettre à l'épreuve? Le gars ci-dessous a pris une approche subtile, en leurrant un de ces maîtres, Maître Ma, pour qui j'ai beaucoup de respect.  Dans le premier vidéo, on voit celui-ci vanter son style, ce qui est légitime mais peut-être un peu trop vaniteux... Dans le deuxième on voit comment il s'est fait leurrer et comment cela a cassé son ego... Le troisième vidéo est la conclusion...

La conclusion auquel il en vient est assez représentative selon moi.  Il explique que Maître Ma est à la fois le fruit d'un enseignement traditionnel très rigoureux et perfectionniste, mais il est à la fois le fruit de notre génération actuelle ou les maîtres ne sont plus amenés à tester leurs connaissances en situation de combat libre.  Ils perdent donc à la longue ces réflexes de combat, ce qui rend le pratiquant plutôt non fonctionnel...

Maître Ma est-il un mauvais maître pour autant? Non, mais il faut savoir garder un esprit ouvert et critique par rapport à ces styles traditionnels...

lundi 25 juillet 2011

Le Baji Quan en action

Ça c'est ce que j'appelle une belle démo :-)

lundi 30 mai 2011

Needle Through Brick

Pour les amateurs de kung fu...
Un film très instructif, mais triste à la fois...

Watch more free documentaries

vendredi 15 avril 2011

Page 44 - à lire absolument par tous les pratiquants de Baji Quan

Il y a un excellent article de Ma Mingda dans le nouveau Journal of Chinese Martial Studies sur le Baji Quan et sa relation avec la lance chinoise (lance des six harmonies : Liuhe daqiang).

Suivez ce lien et allez à la page 44:
http://www.martialstudies.com.hk/images/Journal_of_Chinese_Martial_Studies.pdf 

C'est un article que je recommande fortement à tous les pratiquants de Baji Quan, il est très bien écrit et il relate l'histoire de ce style et ses principes fondamentaux.  La grande lance chinoise est une arme très typique au Baji Quan kung fu et cet article en parle d'une façon très détaillée.

Bonne lecture!

Le Baji Quan, un style de Kung Fu traditionnel

Je poste d'ancien messages que j'ai créés sur un autre blog qui n'existe plus aujourd'hui, je les trouvais intéressants, alors les revoici:

Le Baji Quan est un style de Kung Fu traditionnel qui fait parti de la grande famille des arts martiaux chinois.  Voici une description de ce style ci-dessous. 

Kung Fu : Baji Quan

Le Baji est un art martial chinois traditionnel reconnu pour ses mouvements rapides et violents qui se concentre sur des coups avec les coudes et les bras.  Les poings, les hanches et les épaules ont également un rôle essentiel dans la pratique de ce style.  Toutes les techniques sont exécutées avec une forme distinctive de puissance à courte distance.  Cette puissance se développera avec un bon entraînement soutenu. 



Le Baji Quan ou "boxe des huits extrémités", "boxe des huits extreme" ou encore "boxe des huit directions" est aussi appelé Yueshan Baji Quan  (Baji Quan du mont Yueshan) ou Kaimen Baji Quan, (Kaimen signifie «ouvrir la porte») qui peut se référer aux six façons de pénétrer la garde du style. Le Baji Quan est un style qui possède une solide réputation d'efficacité martiale mais qui encore mal connu hors de Chine.

Le Baji Quan est un style sobre qui privilégie le combat au corps à corps et utilise toutes les parties du corps pour frapper : les épaules, la tête, les coudes, les genoux, le bas du dos, les mains, les pieds et les hanches. Au corps à corps, les frappes (notamment de coudes), les chinas et les projections sont fréquemment employées. Le Baji Quan est réputé pour ses frappes puissantes et explosives qui favorisent la projection d'énergie interne.  La décontraction et une parfaite coordination corporelle sont alors nécessaires. L'enseignement du Baji Quan commence généralement par l'étude des structures et des positions du style, puis vient l'apprentissage des pas frappés.  Le Baji Quan comprend aussi différentes méthodes de renforcement qui se font avec partenaires ou avec différents instruments (poteaux de frappes, etc.).Cet art martial comprend aussi la pratique de quelques armes comme le sabre et une lance très spécifique au Baji, cette lance a la particularité d'être rigide, d'une taille de trois mètres de long et d'être particulièrement lourde.
Ce style martial de la province du Hebei et plus particulièrement du comté de Cang qui, bien que sûrement d'origine taoïste, s'est transmis dans la minorité musulmane des Hui.  Le Baji Quan aurait une existence qui remonterait  à la dynastie Ming (1368-1644) mais dont on entend vraiment parler avec Whu Zhong (1712-1802), spécialiste non seulement en Baji Quan mais aussi en Pigua Quan et au maniement de la grande lance.

dimanche 28 mars 2010

Une autre victoire de Georges St-Pierre

On a eu droit à une autre belle victoire de Georges St-Pierre hier soir.  Le combat n'a pas été spectaculaire mais St-Pierrre a définitivement dominé son adversaire tout au long de l'affrontement.  Hardy semblait avoir des articulations en caoutchouc pour réussir à survivre à toutes les prises que GSP lui infligeait...

 (Photo en provenance du site de RDS.ca)

Ce que j'ai aimé dans ce combat est d'une part le niveau technique de Georges St-Pierre qui est vraiment solide et expérimenté en grappling, mais aussi son attitude.  Hardy, qui jouait le jeu de beaucoup de combattants dans ce type de compétition, affichant un air arrogant pour tenter d'intimider St-Pierre.  GSP tant qu'à lui, restait neutre, faisait son salut d'arts martiaux, serrait la main et félicitait son adversaire à la fin du combat.  J'ai beaucoup aimé ce comportement noble qui donne à mon avis un peu plus de dignité à ce sport qui est malheureusement encore perçu comme des bagarres de rue.
GSP agit avec noblesse, un esprit guerrier et beaucoup de respect et je l'admire beaucoup pour cela.  Et quand il adopte une attitude arrogante dans les vidéos précédents le combat, il faut comprendre que c'est pour stimuler les ventes de la UFC, ça fait partie de la "game" comme on dit, son attitude dans l'octogone montre vraiment quel chic type il est!
Bravo GSP!  Tu es vraiment un de nos plus grands athlètes Québécois!

vendredi 26 mars 2010

Les arts martiaux chinois... fontaine de jouvence?

J'ai entendu de la bouche de certains professeurs d'arts martiaux chinois (kung fu, tai chi) que dans les styles plus traditionnels, dans lequel l'aspect interne est travaillé, que l'on devient plus fort en vieillissant.  Il s'agit de styles que l'on peut pratiquer jusqu'à un âge avancé et dans lesquels la progression se fait lentement, sur plusieurs années.  Plusieurs grands maîtres sont morts très vieux et ils étaient encore en mesure de pratiquer les arts martiaux quotidiennement.  J'avoue que j'admire beaucoup ces maîtres et je souhaite ardemment être en mesure d'en faire autant à leur âge...

Voici maître Yeung Dakyau âgé de 90 ans sur ce vidéo.  Il exécute une forme de Hung Gar Kung Fu.



Maître Yu Hua Long, plus de 70 ans:



Un maître de Tai Chi de 91 ans



Gao Yen Tao, plus de 80 ans...

vendredi 17 avril 2009

Baji Quan : boxe des Huit Directions

Certains connaissent ma passion pour les arts martiaux chinois, voici la définition d'un style peu connu que j'affectionne plus particulièrement:



Baji Quan : boxe des Huit Directions


La « boxe des Huit Directions », Baji Quan, est également désignée par les termes Kaimen Baji Quan et Yueshan Baji Quan. L’expression Kaimen ou « ouvrir la porte » est suggérée par les six façons de pénétrer la garde adverse (liu da kai). Yueshan se rapporterait au nom d’un monastère de la province du Henan ou encore à un certain Zhang Yueshan qui aurait transmis sa technique à Wu Zhong, premier expert connu de la boxe Baji contemporain du règne de l’empereur Kangxi (1662-1723). Selon le Cangxian zhi (Les Annales historiques du district de Cang), le maître Wu Zhong fut un taoïste répondant au sobriquet « le Teigneux » (Lai). La famille Wu installée dans le village de Mengcun du district de Cangxian de la province du Hebei est encore aujourd’hui détentrice de l’un des deux styles majeurs du Baji Quan. L’autre branche de cette boxe a également pris son essor à Mengcun avec Wang Si pour se faire connaître trois générations plus tard avec les maîtres Li Shuwen (1864-1934), Huo Diange (1886-1903), Ma Yingtu (1898-1956) etc. Célèbre pour sa puissance en combat rapproché et son utilisation subtile de l’énergie, le Baji Quan se fonde sur huit techniques majeures (ba da zhao) et les « six grandes ouvertures » (liu da kai) précitées. Ses principaux enchaînements ont pour noms, la « petite forme des huit directions » (baji xiaojia) et la « boxe des huit directions » (baji quan) qui peut être pratiquée seul ou à deux. Pour la pratique des armes, on connaît notamment la lance liuhe ou lance des « six coordinations ».






Source: "De Shaolin à Wudang: les arts martiaux chinois", José Carmona, Guy Trédaniel Éditeur

jeudi 2 avril 2009

Le phénomène Georges St-Pierre


Enfin un article plus respectueux sur Georges St-Pierre paru dans La Presse:





Je lève mon chapeau au journaliste Richard Labbé qui a su poser un regard plus objectif sur ce sport (les arts martiaux mixtes) que le chroniqueur Ronald King qui visiblement n'y connait rien.

Vous pouvez aller voir le billet que j'avais publié à ce sujet en février dernier.


Go GSP!!! On te suit dans ta carrière!


Kung Fu Baji à Brossard, Québec

Voici quelques nouveaux vidéos de Sifu Stephen Ip, maître de Baji kung fu traditionnel. Un expert en arts martiaux qui mérite d'être connu selon moi!



La forme “18 Lohan Palm”




La forme “Rotan Baji Small Frame”




Le coup de poing de base tel que pratiqué dans le Baji Kung Fu. La façon de l’exécuter se trouve à être une des « signatures » du style Baji Quan.




Bon visionnement à ceux que ça intéresse!

jeudi 12 mars 2009

Georges St-Pierre, un tricheur?

Je viens de tomber sur cet article:


Ne vous inquiétez pas pour GSP !

Si on me demandait comme ça, à tout hasard, de comparer le dernier adversaire de Georges St-Pierre à une couleur, j'aurais tendance à choisir le jaune...Parce que B.J. Penn ne montre pas beaucoup de courage en déposant une plainte devant la Commission athlétique du Nevada. Prétextant que GSP a été enduit de gelée de pétrole lors du combat du 31 janvier dernier, Penn et ses conseillers demandent maintenant à ce que la défaite subie face à St-Pierre soit officiellement annulée (article complet).Si le combat contre St-Pierre avait été moindrement serré, je comprendrais la requête du clan Penn. Mais là, on parle d'une domination sans équivoque.De son côté, Penn aurait pu avoir de la gelée de pétrole, du nutella ou encore du KY sur le dos, St-Pierre lui aurait quand même servi une sévère correction.Le plus choquant, c'est que la plainte logée propose également une amende de 250 000 $ US et une suspension de permis. Oui, B.J. Penn est un «jaune»!À propos, ne vous inquiétez pas trop pour GSP! La plainte sera rejetée et jamais on suspendra son permis de combattant. Au mieux, une revanche sera accordée à Penn.


J'aimerais bien que ça se conlue par un combat revanche, mais Penn aura-t-il le courage d'aller jusqu'au bout?

vendredi 27 février 2009

Une histoire d’arts martiaux

Est-ce véridique ou non? Nous ne le saurons probablement jamais, mais mon Sifu nous a raconté cette histoire sur un de ses maîtres pour nous démontrer à quel point le style des serres de l’aigle (Eagle Claw) pouvait être puissant.

Ce maître avait des avant-bras très puissants, semble-t-il que sa musculature était très développée, ce qui le faisait ressembler aux bras de Popeye. Il faut savoir que le style de kung fu Eagle Claw travaille énormément avec les mains qui agrippent l’adversaire (comme le ferait des serres d’aigle qui attrapent une proie), ce qui développe grandement la puissance des avant-bras. Il existe aussi des exercices très violents d’endurcissement et de conditionnement des avant-bras dans cette école de kung fu. Ce maître était donc très réputé pour ses bras de fer qui en impressionnaient plus d’un.

Or, voilà qu’un jour, un maître du style Hung Gar (un autre style très puissant), voulant démontrer que ses avant-bras étaient plus solides que ceux du maître de Eagle Claw, a voulu faire avec lui un exercice classique des styles de kung fu traditionnels, soit celui de se cogner les avant-bras sur celui de l’autre selon une certaine routine (exercice d’endurcissement). La douleur augmente au fur et à mesure que l’on fait cet exercice et l’idée est de voir qui pourra résister le plus longtemps.

De battre le maître de Eagle Claw à ce « jeu » aurait été très favorable à la réputation du maître de Hung Gar. Or, il s’avéra que celui-ci était malhonnête et a cherché à tricher. Il est donc arrivé avec des manches longues et s’était attaché des pièces de plomb sur les avant-bras afin de faire souffrir l’autre maître. En plus de gagner, s’il avait pu infliger des blessures à l’autre, cela n’aurait-il pas été formidable?

Mais… il semblerait que le crime ne paie pas!
Le maître de Eagle Claw était si puissant qu’il a réussi à déformer les plaques de plomb sur les avant-bras de son adversaire et il les a même brisées. Celles-ci auraient pénétrées jusqu’à l’os, infligeant de sérieuses blessures au maître de Hung Gar, qui n’aurait finalement jamais réussi à se tailler une place dans les légendes de kung fu de la région.





Je ne sais pas si c’est vrai, le temps amplifie souvent ce type d’histoires. Mais une chose est sûre, c’est vrai que des avant-bras peuvent devenir rudement solide avec un entraînement soutenu!

lundi 16 février 2009

En désaccord, mais pas sur toute la ligne…


Le chroniqueur de La Presse, Ronald King, a écrit un petit article dans l’édition du 16 février 2009 dans lequel il souligne être d’accord avec l’idée que Québec interdise les combats ultimes (ou combats extrêmes) sur son territoire, tout comme l’ont fait l’Ontario et quelques autres États américains. Il a le droit à son opinion, mais je vais me permettre de me faire l’avocat du diable face à certains arguments qu’il soulève.

Ces combats sont laids : Tout est relatif, pour quelqu’un qui si connaît, il y a beaucoup à apprécier côté technique. Pour ma part, le curling, je trouve ça laid... et le golf aussi.


Ce sont des « combats de rue » : Non, ce sont des combats encadrés et règlementés et il y a toujours un médecin sur place pour arrêter un combat si ça tourne mal, pareil comme à la boxe. La façon dont les combats se déroulent donne l’impression de quelque chose de plus dangereux, mais c’est tout de même encadré. À mon avis, le saut à ski acrobatique ou le slalom géant me semble bien plus dangereux pour l’intégrité physique des athlètes.


On veut présenter un gala au CEPSUM (Université de Montréal) : C’est vrai, ça n’entre pas dans le mandat d’une université, mais ça reste un sport, au même titre que plusieurs autres. Je crois aussi que Ronald King n’est pas au courant de toutes les réunions qu’il peut y avoir dans nos institutions scolaires qui n’ont rien à voir avec les programmes académiques (réunions de sectes, etc.). L’argument n’est pas très solide.

Dommage pour Georges St-Pierre (notre champion) mais de toute façon il gagne sont argent à Las Vegas : Oui, c’est vrai, mais c’est probablement à cause de gens comme Ronald King que ces athlètes ne peuvent pas gagner leur vie ici chez nous. Georges St-Pierre a admis que sa plus grande fierté était sa victoire… à Montréal… devant ses partisans.

La foule réagit de façon violente : Là-dessus, je ne peux qu’être d’accord avec Ronald King, probablement qu’il s’agit du plus grand défaut de ces galas, ils attirent souvent des gens, disons, indésirables. Ceci est probablement dû à l’image qu’on cherche à projeter à partir des organisations comme la UFC ou la TKO. Je pense qu’il y aurait un bon travail à faire en ce sens pour donner un statut plus noble à ce sport, quelque chose de plus distingué et qui attirerait peut-être des gens avec un plus grand savoir vivre. La boxe a pratiquement réussit cet exploit, alors qu’auparavant c’est un sport de voyou, maintenant, les bons gars (comme Lucian Bute par exemple) peuvent devenir champions et les foules sont composées de monsieur et madame tout-le-monde. Ces athlètes se respectent entre eux, pouvons-nous les respecter à notre tour?

J’ai senti beaucoup de mépris dans les commentaires de Ronald King…

Je crois que les combats extrêmes ont leur place dans l’univers des sports, peut-être faudrait-il juste une approche nouvelle. Mais une chose est sûr, je ne pense pas que ce soit en bannissant ce sport de notre territoire qu’il disparaîtra. Faut-il encore que ça deviennent le privilège des réserves indiennes?

lundi 2 février 2009

St-Pierre vs Ngoudjo

Georges St-Pierre à remporté son combat contre B.J. Penn en fin de semain… En avez-vous entendu parler? Peut-être avez-vous davantage entendu parler de la défaite d’Hermann Ngoudjo et de sa triple fracture à la mâchoire suite à son combat contre Juan Urango…

J’aime les sports de combats et les arts martiaux. J’ai regardé le combat de Ngoudjo et j’ai bien apprécié le spectacle malgré la défaite de notre Montréalais. Mais je trouve dommage le peu d’intérêt que l’on porte aux combats ultimes, surtout sachant que c’est un sport en forte croissance et que nous avons un Québécois champion dans cette discipline. Georges St-Pierre est considéré comme le meilleur combattant de tous les temps dans la UFC, il est rapide, très technique, puissant et persévérant. Son adversaire était aussi reconnu comme le meilleur de sa catégorie, un champion lui aussi. C’était un combat de guerrier, ou comme l’aurait peut-être dit Dan Bigras, ce sont des chevaliers des temps modernes.

Je n’ai pas eu la chance de voir ce combat, sa diffusion semble encore réservée à quelques privilégiés assez maniaques pour se payer les chaînes spécialisées. J’aurais aimé que ce soit plus accessible, à RDS par exemple?

Les combats ultimes sont victimes de mauvaise presse et je cherche à comprendre pourquoi. Je ne nierai pas qu’il y a de la violence dans ces combats, mais ce n’est pas que de la brutalité sauvage sans aucunes règles, il y en a des règles : pas de morsures, pas de coups aux yeux, etc. Lors de son passage à « Tout le Monde en Parle » St-Pierre avait souligné un bon point, les athlètes pratiquants le combat ultime reçoivent beaucoup moins de coups à la tête qu’un boxeur. C’est Ngoudjo qui a eu une triple fracture à la mâchoire, pas B.J. Penn…

Enfin, est-ce parce que ce sport n’est pas aussi « noble » que la boxe? Il y a des gens en tuxedos aux galas de boxe… Peut-être que l’image est mal exploitée dans la UFC et autres ligues de combats extrêmes. Enfin, il demeure que c’est un sport qui mériterait qu’on s’y attarde un peu plus à mon avis. Ce n’est pas une question de popularité non plus! Chantal Petitclerc pratique un sport (en chaise roulante) que très peu de gens font et elle est hyper connue, alors pourquoi Georges St-Pierre, qui pratique un sport en forte croissance, est-il encore méconnu?

À méditer…

Site web de Georges St-Pierre :
http://www.gspfightclub.com/

lundi 26 janvier 2009

Courtoisie, Intégrité, Maîtrise de Soi, Persévérance, Courage. (Suite 3)



Persévérance : Un client dit « non »? Ou encore pire, il vous laisse dans l’incertitude? (« je vais y penser… »). Ça arrive à tous les vendeurs… Mais un « non » aujourd’hui peut être un « oui » demain…


La vente est un processus très relationnel. La plupart des acheteurs (comme vous et moi) diront que le vendeur en face de nous importe peu, c’est le produit ou le service qui compte réellement. Il en va de même avec la publicité, on pense qu’elle ne nous affecte pas car nous, nous sommes intelligents. Or la réalité c’est que la publicité fonctionne avec tout le monde (spécifiquement avec le public cible) et qu’une entreprise obtiendra des résultats différents selon le vendeur qu’elle envoie chez un client.

Comme vendeur, vous avez donc une influence, c’est à vous de bâtir quelque chose de solide et de mettre en place un climat de confiance. En sachant faire preuve de persévérance, sans toutefois devenir fatiguant et déplaisant aux yeux du client, vous augmentez vos chances d’obtenir des ventes sur le long terme.

La persévérance est selon moi une aptitude qui se développe. J’aime beaucoup des arts martiaux et il y a un exercice qui pousse vraiment à faire preuve de persévérance et d’endurance. Il s’agit de la simple position de base du cavalier, présente dans de nombreux styles. Prenez cette position, pieds parallèles, dos droit, mains aux hanches et maintenez-la assez basse pour une dizaine de minutes (c’est un peu comparable à l’exercice de la chaise, dos accolé au mur). Souvent, on lâche la position à cause de la douleur aux jambes, mais la lâche-t-on vraiment parce que nous n’étions plus capables de la maintenir? La plupart du temps, c’est simplement une question de volonté, pas une question de muscles…

Avons-nous cette volonté de persévérer de la même façon dans ce que nous faisons au niveau professionnel?